Les causes de la faim dans le monde

Introduction

Les causes de la faim dans le monde sont nombreuses et interdépendantes. Elles se classent en deux catégories bien distinctes. La première comporte les phénomènes naturels dévastateurs, généralement  imprévisibles, d'une importante ampleur, qui détruisent les cultures et anéantissent les cheptels : tremblements de terre, inondations, sécheresses, invasions d'insectes (comme les criquets), maladies épidémiques des plantes. La seconde implique directement des comportements humains : les guerres avec leurs destructions, avec le parti pris délibéré de détruire les productions des adversaires; puis le boycott économique organisé contre un Etat , en vue de lui imposer une nouvelle ligne politique, ce qui a pour conséquence une situation de pénurie extrême, impliquant la famine pour les populations pauvres de l'Etat concerné. C'est ainsi que nous étudierons de manière précise chaque cause de chaque catégorie.

Les causes climatiques

En ayant des moyens limités, il est difficile de trouver de l'eau pour irriguer les cultures donc en cas de sécheresse, impossible de faire pousser des légumes ou fruits et de faire l'élevage du bétail qui ne peut ni boire ni se nourrir. En cas d'inondation, la destruction est telle qu'on ne peut pas faire face car on n'a pas de structure adaptée. Les variations climatiques favorisent l'apparition d'insectes qui dévorent les cultures.

sécheresse dans la corne d'Afrique

En Somalie en 2011, les précipitations sont restées faibles et les récoltes prévues en 2012 seront inférieures aux besoins des populations.

Les conflits inter-ethniques et les guerres entre pays

Quand les conflits surviennent entre ethnies et ou avec des pays voisins, la partie de la population qui prend le dessus fait tout pour appauvrir l'ennemi, en lui confisquant les moyens de s'approvisionner en eau et de se nourrir ce qui aura pour conséquence la famine, la maladie et la destruction.

Un mauvais climat politique basé sur des mauvaises décisions, la corruption, et l'injustice finiront par plonger le pays dans le chaos et la pauvreté ce qui entraînera des famines.

En Somalie, les 20 ans de conflits violents font de ce pays une nation en état d'urgence chronique et l'un des plus complexes en termes d'assistance humanitaire. Action contre la faim et 15 autres organisations humanitaires ont été expulsées par les autorités locales de 8 régions de la zone sud-centrale du pays. L'accès des Somaliens à l'assistance humanitaire est à nouveau limité voire interdite dans certaines régions de Somalie.

D'après Action contre la Faim, ils risquent une grave détérioration de leur situation si on ne les aide pas.

Problème d'accès à l'eau

L'eau est une ressource naturelle indispensable à la vie. Elle est utilisée pour l'agriculture (afin de produire des denrées alimentaires), l'alimentation (eau potable), les besoins domestiques et l'industrie. Cependant dans le monde, 1,1 milliard de personnes n'ont pas accès à l'eau potable (la majorité étant en zone rurale).

En effet, certains pays n'ont pas accès à des dispositifs d'assainissement, qui sont pourtant nécessaires à l'évacuation des eaux sales du domicile, la collecte des eaux usées et des eaux de pluie, puis la dépollution des eaux usées. Une personne sur trois en Afrique de Sud et en Asie n'y ont pas accès. Les femmes accordent plus d'importance que les hommes pour l'assainissement mais elles ont beaucoup moins d'influence que les hommes pour les choix budgétaires.

En Afrique, l'eau n'étant pas à portée de main, les jeunes filles sont souvent chargées d'aller chercher l'eau et de la transporter pendant des heures et sur de longues distances. Elles sont ainsi privées d'école, ce qui va leur pénaliser pour leur avenir, elles vont être confrontées à la pauvreté.

Il y assez d'eau pour satisfaire tous les besoins de l'humanité mais les richesses en eau sont mal réparties. Par exemple, le Brésil qui a une importante ressource en eau mais dont le Nord-Est est unes des régions les plus touchées par la sécheresse.

A l'avenir, les changements climatiques devraient réduire les disponibilités en eau de centaines de régions.

De plus, l'eau est une ressource surexploitée qui doit faire face à la croissance démographique. Dans certaines zones, les prélèvements d'eau ont dépassé les  possibilités de la ressource. C'est le cas de la mer d'Aral dont l'exploitation a abouti à un désastre écologique sans précédent : pour la culture du coton, la surexploitation de cette mer a eu pour conséquence une diminution de 75% de sa surface. La mer d'Aral est aujourd'hui un lac salé au milieu d'un désert, alors qu'autrefois elle était la quatrième plus grande étendue d'eau intérieure du monde.

Le problème de l'agriculture

Les trois quarts des personnes qui souffrent de la faim sont des paysans ou d'anciens paysans qui ont été condamnés à l'exode vers les bidonvilles des agglomérations urbaines ou éventuellement dans des camps de réfugiés. Malgré un exode rural de 50 millions de personnes par an, le nombre d'affamés et de pauvres dans les campagnes ne diminue pas ; 40 millions se forme chaque année. Il ne suffit pas d'être producteur de denrées agricoles pour ne pas souffrir de la faim. Les paysans pauvres n'ont pas les moyens d'investir en semences, en engrais, en matériel agricole.

De plus, les productions des paysans dans les pays en développement sont faiblement compétitives, concurrencées par des importations de pays qui subventionnent leur agriculture ou qui bénéficie de conditions plus avantageuses (grandes exploitations extensives employant peu de main d'oeuvre, fort taux de mécanisation, investissements des pouvoirs publics...). La libéralisation des échanges, mise en place depuis le milieu des années 1990, a privé les petits paysans de Sud de débouchés et les a empêché de retirer de leurs activités les ressources nécessaires pour moderniser leurs exploitations. Faute d'accès à l'argent, à la terre et à des moyens de production plus efficaces que la seule force de leurs bras, il leur est difficile d'augmenter rapidement l'offre locale afin de satisfaire les besoins des ménages.

Au Niger, au Mali, en Mauritanie, au Burkina Faso et au Tchad, il y a une baisse des pâturages, des faibles prévisions des récoltes, le prix des céréales les plus élevés sont passés de 60% à 80% par rapport à ceux des cinq dernières années, des milliers de familles épuisent leurs stocks de nourriture trop rapidement. Ainsi, plus d'un million d'enfants sont atteints de malnutrition aiguë sévère ( la forme la plus grave, qui engage le pronostic vital des enfants qui en sont atteints).

Pour satisfaire les besoins alimentaires de l'humanité, l'agriculture a besoin de sols cultivables. Ceux-ci sont très inégalement répartis à la surface de la planète, disponibles en quantité limitée et susceptibles de se dégrader, notamment avec les engrais qui ont une durée de persistance très longue dans le sol.

La pauvreté

Plus de 40% de la population mondiale est confrontée quotidiennement à la réalité ou à la menace de la pauvreté la plus extrême. En effet, dans les pays en développement, les femmes pauvres qui sont sur le point d'avoir un enfant n'ont pas les moyens d'avoir accès aux soins prénataux, elles accouchent sans assistance sociale. Une fois nés, les enfants auront moins de chance de survivre, moins de chance de pouvoir aller à l'école et donc plus de probabilité d'avoir un faible revenu : ce cycle infernal se transmet de génération en génération.

La pauvreté est un frein au développement économique et social. Cependant, les plus grandes fortunes privées se multiplient et ne cessent d'augmenter. D'après l'académie d'agriculture de France, la plus grande fortune mondiale s'élève à 17 milliards de dollars alors que le PIB du Sénégal ne dépasse pas 5 milliards. Ces disparités se retrouvent aussi à l'intérieur des pays. Par exemple au Brésil, les 10% les plus pauvres ont 0,7% du revenu, les 10% les plus riches 47%.

L'indicateur du développement humain (IDH), permet d'évaluer le bien-être de manière plus complète que le PIB. Il tient compte du revenu en parité de pouvoir d'achat, du taux d'alphabétisation des adultes, du niveau d'instruction et de l'espérance de vie à la naissance.

Pour l'ensemble des pays en voie de développement, l'espérance de vie à la naissance a augmenté de 16 ans de 19 entre 1960 et 2005. Toutefois les écarts d'espérance de vie avec les pays riches restent encore très grands. Par exemple, au Burkina Faso, l'espérance de vie à la naissance est inférieur de 35 ans à celle des Japonais.

Pour les pays appartenant à la catégorie de développement humain faible (31 pays dont 28 sont en Afrique sub-saharienne), à savoir 9% de la population mondiale, l'espérance de vie à la naissance est de 46 ans soit 32 ans de moins que dans les pays à indicateur élevé.

Ainsi, certains pays pauvres n'ont pas les moyens de s'offrir les denrées alimentaires dont ils ont besoin, puisque leur prix sont trop élevés pour eux, on retrouve des inégalités de richesse à travers le monde, et parfois même à l'intérieur des pays.

Carte de l'indice de développement humain 2011 (IDH)

carte de l'IDH dans le monde en 2011

 

La croissance démographique

 En ayant une population de plus en plus nombreuse, il y a de plus en plus de bouches à nourrir donc cela accroît les difficultés .La théorie de le population la plus connue est le malthusianisme. Il s'agit d'une doctrine inspiré par l'économiste anglais Thomas Malthus (1766-1834) qui prône une limitation volontaire de la population. Le point de départ de Malthus était que la population augmentait beaucoup plus rapidement que la production agricole, ce qui devait conduire à la misère et aux décès les plus pauvres.

La pression financière engendrée par les pays riches

La souveraineté alimentaire est le droit des pays de définir leur propre politique agricole et alimentaire, de protéger et réglementer leur production et leurs échanges agricoles avec un objectif de développement durable et de déterminer leur degré d'autonomie alimentaire, dans des conditions de travail et de rémunération correctes.

Les pays en développement ont des dettes immenses. Les pays riches leur achètent de moins en moins cher, et vendent de plus en plus cher les marchandises ce qui ne fait qu'aggraver la pauvreté de ce pays et la dépendance à l'aide internationale.

 Ainsi, le poids de la dette entraîne une perte de la souveraineté alimentaire qui a des répercussions sur les pays les plus pauvres.

Manque d'organisation et de moyens pour le développement

En ayant une stabilité politique fragile, il ya fatalement une mauvaise organisation, une mauvaise coordination pour pouvoir développer le pays. C'est un cercle dont il est difficile de sortir.

Mauvaise gestion de l'aide internationale en cas de famine sévère

Même quand on arrive à collecter plusieurs dons et à avoir de l'aide de la communauté internationale, les organisations humanitaires ont du mal à coordonner les efforts pour acheminer cette aide aux plus démunis pour des raison d'organisation et les difficultés géopolitiques.

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